Crumble

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Donc, pour quatre ou six crumbles — mais, for Heaven’s sake, adaptez la recette et n’hésitez pas à congeler! Vous aurez ainsi un sublime dépannage un soir de réception où l’inspiration se sera, elle, décommandée...

Nous disions donc... : Il faut d’abord de petits ramequins individuels allant au four, un par personne.

3-4 poires OU (pas les deux ensemble...) 3-4 pomme pelées, le cœur évidemment enlevé (même si cela vous le brise) coupées en petits morceaux. Ou des bleuets, lô lô, surtout s'ils sont sauvages et abondants, à la fin de l'été.

 

Procédez rapidement sinon, vos fruits risquent de noircir (sauf les bleuets, naturellement...), ce qui ne serait pas très joli. Répartissez pommes, poires ou dans les ramequins, environ à moitié.

Vous aurez déjà préparé la pâte à crumble, de la façon suivante :

Ingrédients

- 165 g de farine tout usage

- 165 g de sucre

- 165 g de beurre doux ramolli (à température de la pièce, quelques heures)

- 165 g de chocolat noir brisé en petits fragments (ne soyez pas chiche sur la qualité !)

Vous voyez, c’est simple : même poids des quatre ingrédients

Ceci dit, c’est très bon, bien sûr, avec le chocolat, mais c’est aussi très sucré. La variante SANS chocolat est également possible — et succulente. Ou, alors, vous pouvez aussi en mettre un peu moins...

 

Dans un grand bol, vous aurez réuni la farine, le beurre et le sucre. Vous aurez mélangé du bout des doigts avec une délicate vigueur (ou une ferme douceur, si vous préférez...) de manière à obtenir, au finish, une texture également grumeleuse. C’est la seule partie un peu plus difficile de l’opération mais, après quelques essais — ne craignez rien — vous pourrez le faire parfaitement tout en discutant en même temps de Wittgenstein ou de Max Planck avec votre douce moitié.

 

Une fois la texture désirée atteinte, il ne vous restera qu’à incorporer les brisures de chocolat et à répartir dans les ramequins, au-dessus des fruits, à mettre au four préchauffé (200 C /  400 F) pour une vingtaine de minutes. La surface devrait être d’un beau doré — alors que le chocolat, lui, sous la surface, et par l’un de ces insondables mystères de la cuisine, sera fondant comme le cœur transi d’un pécheur repenti.

Talking about sin... Le crumble peut être servi tiède — ce qui le rapproche déjà dangereusement du péché — et même du péché mortel, si vous l’accompagnez (pour le contraste yin-yang chaud-froid, naturally) d’une (ou deux...) boule(s) de glace à la vanille — au moins pour les ceusses qui ont, eux-z-et elles, la dent vraiment sucrée...

Et, pour citer une dernière fois la comtesse douairière de Grantham: « Enjoy ! »

Je l’ai souvent dit et je le répète : je ne suis vraiment pas très dessert — «I’m afraid I do not have a sweet tooth, my dear», comme eût dit la comtesse douairière de Downton Abbey si tel eût été le cas — mais ce ne l'était évidemment pas. D’où la portion relativement congrue accordée aux desserts dans l’anthologie culinaire de ce site. Pourtant, j’adore personnellement tous et chacun de ceux qui s’y trouvent — ce qui, paradoxalement, pourrait être considéré comme une sorte de... référence singulière, fût-ce par l’absurde — comme eût pu dire, cette fois, le grand Tertullien. Be that as it may, voici une remarquable recette de crumble qui s’accommode en plus d’un certain nombre de variations. Sa préparation pourra sembler a trifle — un tantinet — difficile, mais  il ne faut surtout pas s’arrêter à cette crainte. Et, comme eût sûrement ajouté our dear Violet : 

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