Bio

Dieu ayant fait l'homme à son image, l'exhibitionniste lui rend hommage.

Jacques Prévert, Fatras

 

 

Je suis arrivé à Granby, en 1948...

 

 

J'y ai vécu mon enfance et mon adolescence.

 

 

Je m'y suis passionné pour le scoutisme, le théâtre amateur, la philatélie...

(Ici: co-starring Marc Messier dans

Le Bourgeois gentilhomme...)

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Puis, après avoir travaillé à Expo 67 et passé une année de noviciat chez les jésuites, je suis allé entreprendre des études de philosophie à l'Université du Québec à Trois Rivières — que j'ai ailleurs inaugurée, en 1969...

(Non, ce n'est pas Ben Laden jeune...)

En 1971, je suis parti enseigner deux ans à Addis-Abeba, en Éthiopie, à la Tafari-Makonnen Comprehensive High School, comme prof d'anglais et d'histoire...

(Tous les chemins mènent à Rome, y compris sur celui de l'Afrique — Rome étant, comme chacun sait, protégée par les Gardes suisses...

À mon retour d'Afrique, j'ai entrepris des études de théologie à l'Université de Montréal (1973-1977). L'époque était résolument barbue —peut-être même un peu hipster par... anticipation... (Je roulais quand même en fixie

dans les années 60!)

 

 

 

 

J'ai par la suite travaillé une année pour le Centre de Pastorale en Milieu ouvrier où j'ai animé des groupes de militants et rédigé des documents d'animation socio-culturelle. 

J'ai ensuite passé une année à l'Office de catéchèse du Québec, où je travaillais à la production de documents pédagogiques — dont aucun, hélas, n'a survécu aux transformations de l'air du temps...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis je suis parti à Paris faire un doctorat d'anthropologie-ethnologie à l'Université de Paris VII (Jussieu — aujourd'hui Denis-Diderot).

Sauf pendant les vacances, naturellement...

À la fin de ces études, j'ai obtenu un poste de professeur au département de sciences des religions de l'Université du Québec à Montréal, où j'ai enseigné pendant 30 ans (1982-2012).

 

 

Je m'y suis notamment intéressé à la présence de l'imaginaire dans la culture,  aux dimensions mythiques et symboliques de la technique et des changements technologiques, aux liens entre religion et sexualité ainsi qu'aux nouvelles figures du religieux dans le monde contemporain.

 

J'ai collaboré pendant plusieurs années à divers réseaux internationaux:

 

celui de la Implicit Religion, dont j'ai tenté de faire connaître les travaux en milieu francophone;

 

 

 

 

 

 

 

 

(avec le fondateur du réseau, feu Edward Bailey)

 

celui du Centre de recherches sur l'imaginaire,

ainsi qu'un réseau sur les rapports entre la sexualité et la pensée

chrétienne à la Katholieke Theologische Universiteit van Amsterdam.

 

 

 

 

 

 

 

Avec J. Pierre, D. Jeffrey et M. Lewis, j'ai fondé, en 1988,

la revue Religiologiques, que j'ai dirigée pendant plusieurs années. 

 

 

 

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Il m'est aussi arrivé à quelques reprises de m'échapper quelque peu du côté du roman et de la poésie, plus récemment des haïkus et, plus récemment encore, des limericks.

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Que dire d'autre...

 

En 2009, les profs de l'UQAM firent la grève, pour échapper à... la malédiction de l'Îlot Voyageur...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2018 avait lieu, au Séminaire de Saint-Hyacinthe (où je terminai mon cours classique de 1966 à 1968) le 50e anniversaire de notre promotion. À cette occasion, chacun avait la possibilité d'écrire un cours bilan du demi-siècle écoulé. Voici ce que j'ai eu envie de dire...

 

 

Puis, ce fut le printemps érable...

... qui, bien sûr, finit lui aussi par passer à... la casserole...

Après des études de philosophie, de théologie et d’anthropologie, et deux ans d’enseignement en Éthiopie, j’aurai donc été, pendant trois décennies, professeur au département de sciences des religions de l’UQAM. Je m’y suis intéressé aux transformations du religieux dans le monde contemporain, aux dimensions mythiques de la technique, aux rapports entre la religion et la sexualité. J’ai eu le bonheur d’y accompagner, comme directeur de recherche, une vingtaine d’étudiants de maîtrise et de doctorat dont je conserve beaucoup de fierté.

 

Depuis ma retraite, je dirais que j’essaie de me re-poser la vie : de la «poser» autrement, à distance des anciennes contraintes professionnelles, loin de leurs obsessions productivistes. J’ai classé mes timbres, élagué ma correspondance, peaufiné mon testament (il faut être bon envers ses liquidateurs si l’on souhaite conserver leur affection). J’ai archivé mon c.-v., renoué avec le plaisir de lectures délicieusement inutiles, retrouvé celui de destinations sans rapport avec le circuit des congrès et des colloques.

 

Ceux qui m’ont connu jadis se souviendront à quel point j’ai eu l’adolescence sérieuse. À l’instar de Benjamin Button, j’ai le sentiment d’être né vieux — tout en l’étant à maints égards de moins en moins au fil des ans. Qui sait : si je vis assez longtemps, j’aurai peut-être la chance de mourir jeune.

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