Mémorial

Les Japonais — comme d'autres peuples, d'ailleurs, anciens ou contemporains — honorent la mémoire de leurs ancêtres dans de petits sanctuaires domestiques, présents dans presque tous les foyers, devant lesquels ils et elles viennent chaque jour se recueillir, leur adresser des prières et leur apporter des offrandes. C’est aussi la coutume, quand on est reçu dans un foyer nippon, d’aller y saluer les «morts de la maison».

C’est dans cet esprit que j’ai souhaité prévoir un espace de ce site à la mémoire de disparus qui me sont chers, en espérant que ceux et celles qui s’y aventureront comprendront la respectueuse affection qui m’en a inspiré l’idée. 

Les cimetières ont toujours été des jardins précieux

— mais non « privés ». Du célèbre Père-Lachaise

aux plus humbles « repos » de villages, les vivants,

souvent, y viennent — sans d’ailleurs toujours savoir

très bien pourquoi.

Il nous arrive parfois ainsi d’y circuler sans but,
 de nous arrêter devant la tombe d’un disparu célèbre — ou d'un pur inconnu;

ll nous arrive aussi de nous émouvoir devant le chagrin récent — ou la touchante fidélité — de fleurs toutes fraîches, de méditer un moment devant une inscription moitié effacée, de saluer doucement la présence d’êtres que nous n’avons pas connus et qui, pourtant, une fois les illusoires distinctions de l’existence disparues, deviennent en quelque sorte, eux aussi, «nos» propres morts.

Les «miens», pour toutes sortes de raisons, ne sont pas tous ici. Certains dont j’ai voulu rappeler la mémoire m’étaient très proches, et très chers. D’autres m’ont beaucoup touché sans pourtant que je les aie personnellement connus. Tous restent présents à  mes pensées, fussent-elles souvent bien distraites.

 

S’il vous arrive de circuler un moment parmi eux — et, qui sait, peut-être même d'être vous aussi touchés par eux ! —, saluez-les de ma part. Et, en vous souvenant peut-être aussi des vôtres, souhaitez-leur comme le faisaient les anciens Romains,

 

que la terre leur soit légère !

le «carré des artistes»

 

Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes on disparu,
Leurs chansons courent
encore dans les rues...

 

Charles Trenet

 

 

 

Il y a, au cimetière de Vienne, une petite section appelée le «Carré des musiciens», où sont inhumés certains des plus célèbres compositeurs classiques, romantiques et même un peu plus contemporains, de Haydn à Schubert, de Beethoven à Brahms, des Strauss à Schönberg. Un ange un peu triste y veille sur la mémoire de Mozart — mort pauvre, comme on le sait, et inhumé dans la fosse commune.

J’ai eu l’idée d’ajouter à ce mémorial plus personnel un petit «Carré des artistes» de quelques disparus qui m’ont singulièrement touché et qui continuent de m’inspirer.

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