à propos de ce site               &

Ce site est en quelque sorte la réincarnation — si j’ose dire — de Pirlouette.ca, qui se profila pendant quelques éons dans les internets des années 90, et dont certain.e.s se souviennent peut-être.

 

Ni le Docteur M. ni Mister G. n’étant particulièrement techno smart — pour le dire en français de France —, je m’étonne encore d’avoir, à l'époque, réussi un tel exploit. Il faut certes reconnaître que la technique était, dans ce temps-là, beaucoup plus primitive et, de ce fait, beaucoup plus simple à utiliser, y compris pour un «littéraire» de mon acabit. Par la suite, les choses sont devenues plus... sérieuses: il fallut en effet longtemps avoir quasiment un doctorat en informatique pour élaborer un site quelque peu conséquent. Puis, de nouvelles entreprises sont apparues, offrant des outils prodigieusement performants de construction de pages web, généralement, en plus, dans le genre PhD : push here, dummy. C’est la disponibilité et la relative facilité d'utilisation de ces outils qui m’ont décidé à entreprendre la reconstruction de mon ancien site, devenu à peu près irrécupérable. J’en ai conservé, pour le meilleur et pour le pire, une esthétique que des langues certes mauvaises — quoique perspicaces — considéreront sans doute comme étant demeurée très nineties.  On y verra peut-être aussi une manière d'échapper — au moins en partie — à ce que Hannah Arendt appelait la «dégradante obligation d'être de son temps». Comme je n’ai d'ailleurs rien à y vendre, et comme je suis moi-même une sorte de dinosaure de l’ancien temps qui n’est même pas sur Facebook, cela m’est, en fait, totalement et absolument égal. Pour le dire à la manière de l’arrière-arrière-arrière petit-fils de Shakespeare :  I don’t give a flying fuck whatsoever

 

Ce site, c’est un peu une sorte de... maison virtuelle, où sont cordialement bienvenu.e.s ceux et celles qui souhaitent venir jeter un œil à divers aspects de mon capharnaüm — pour ne pas dire de mes drigailles. Pas tous : il faut quand même... se garder de petites gênes. Ou, alors, il faut développer sa capacité de lire... entre les lignes!

Du très vintage Pirlouette, j’ai notamment conservé la référence stevensonienne au Docteur Jekyll et à Mister Hyde, qui se passe de commentaire — quoique je ne revendique tout de même pas une aussi dramatique bipolarité!  De manière plus... populaire, plus contemporaine et plus légère — disons —, et comme l'avait fort opportunément suggéré un de mes anciens doctorants, j’imagine que je pourrais également évoquer le Mini Wheat — avec son avers «sérieux» et son revers plus... «givré»... 

Quoi qu’il en soit, on y trouvera donc à la fois les productions scientifiques de ma carrière universitaire, certaines mêmes accessibles en ligne à partir de ce site, ainsi que d’autres thèmes plutôt... «sérieux», dont une toute nouvelle section de «prières» — de bien des... persuasions, toutefois, comme dit l'anglo-saxon. Mais on y (re)trouvera aussi plusieurs de mes (doux...) délires — de la cuisine aux chats, en passant par les voyageries et leurs traces photographiques.

Valéry, retour d’un voyage en Grèce, avait noté dans ses carnets — et traduit — une phrase inscrite au fronton du temple d’Apollon, à Delphes, là où la célèbre Pythie rendait ses oracles, et qu’on a par la suite reproduite en lettres de bronze dans la pierre du palais de Chaillot, à Paris: 

Ce site, Dieu sait,  n’a pas grand chose à voir avec la sublime poésie de Valéry, encore moins avec le temple de Delphes et la Pythie — qui, comme on sait, vient en mangeant. Mais le conseil est sage : sois bienvenu.e, ami.e visiteur.e, et, surtout, n’entre pas sans désir: il devrait y avoir à manger pour tout le monde!

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