Soupe de poireaux,

de pommes de terre et de lard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est l’automne, il commence à faire frisquet dehors, et vous avez envie d’une bonne petite bouffe simple mais chaleureuse pour vous requinquer l’âme et vous «cocooner» le cœur. Ou, alors — mais ce n’est pas incompatible! —, vous êtes revenu-e du marché les bras chargés de superbes poireaux — qui sont presque donnés au mois de septembre —, mais dont vous ne savez trop que faire. Eh bien voici une recette qui vous ravira et vous donnera même le goût d’inviter quelques amis pour la partager avec vous.

Il s’agit d’une costaude soupe de poireaux, de pommes de terre et de lard fumé qui parfumera votre cuisine d’une ambiance feutrée d’Alsace paysanne ou de vieille Allemagne. Consistante et nourrissante sans être encore tout à fait une «grosse soupe» d’hiver, cette soupe pourra d’ailleurs fort bien tenir lieu de plat principal du soir, précédée d’une salade verte et suivie d’une belle assiette de fromages, accompagnée d’un bon pain de campagne et d’une bouteille de vin un peu corsé — à moins bien sûr que vous préfériez un riesling d’une rive ou l’autre du Rhin. Elle se garde bien sûr quelques jours au frigo, vous pourrez donc en préparer pour plus d’un repas. Évitez le congélo, en revanche: les pommes de terre décongelées donnent plus envie de jeuner que de manger...

Ingrédients

•    trois beaux poireaux moyens ou 4-5 petits

•    2 ou 3. c à soupe d’huile d’olive

•    2 ou 3 belles grosses pommes de terre pelées et coupées en dés

•    environ 250 grammes de lard fumé (lardons ou bacon non tranché) dont vous enlevez la couenne, s'il s'en trouve, et que vous coupez en petits cubes

•    du sel et du poivre du moulin

Vous savez sûrement comment apprêter les poireaux: il faut éliminer la partie verte la plus épaisse, enlever la première peau, couper le bout (à la racine), bien nettoyer, à l’eau froide, le sable qui resterait: il y en a généralement pas mal. Vous émincez alors les blancs et le commencement du vert ou vous les coupez en minces rondelles.

Commencez par faire dorer vos lardons. Si vous avez une poêle — anti-adhésive ou non, selon votre religion —, mettez les-y simplement à feu assez doux avec un peu d’huile (paradoxalement, ça aide la cuisson, même si le bacon est lui-même déjà gras), et remuez-les de temps en temps, quand ils se mettront à grésiller, jusqu’à ce qu’ils soient bien croustillants et dorés sur tous les côtés. Retirez-les, alors, et déposez-les sur du papier absorbant pour en éliminer le surplus de gras.

Dans une casserole à fond épais, faites chauffer l’huile d’olive et, lorsque celle-ci est chaude sans fumer, mettez-y les poireaux et les dés de pommes de terre. Mélangez bien pour que vos légumes s’imbibent d’huile chaude. Laissez les attendrir à feu assez doux quelques minutes en remuant de temps en temps.

Ajoutez alors de l’eau froide pour bien couvrir — et obtenir à peu près la consistance que vous souhaitez. Salez délicatement (vous pourrez toujours en rajouter en fin de cuisson, si vous trouvez le résultat un peu fade) — mais ne poivrez pas tout de suite. Attendez au moment de servir.

Ajoutez les lardons dorés, couvrez, et laissez mijoter environ une demi-heure à feu assez doux.

Fermez le feu et laissez la soupe reposer pendant encore une bonne heure pour que tous les parfums qu’elle recèle s’unissent avec harmonie.

Réchauffez doucement au moment de servir.

Et si vous avez invité des amis, vous verrez, dès qu’ils auront franchi votre porte, enlevé leur imper et essuyé leurs lunettes, leurs narines — une fois bien mouchées — se mettront à frémir de bonheur. Que cela ne vous empêche bien sûr pas de leur offrir l’apéro! Mais ce léger parfum de lard et de poireaux qui flottera autour de vos fourneaux sera encore le plus efficace des apéritifs. Et vos amis sauront alors d’emblée que la soirée ne sera pas banale...

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