LE QUÉBEC ET LA LAÏCITÉ :

UN DÉBAT ÉCARTELÉ ENTRE DEUX MATRICES [1]

 

 

Ainsi donc, non seulement nous n’aurons pas de charte [2], mais il faudra vraisemblablement aussi se passer de débat sur la laïcité au moins pour deux ou trois générations — sinon de Québécois, du moins de iPhones. Ce n’est peut-être pas une pure catastrophe, tout compte fait, considérant que celui auquel nous avons assisté avant le gambling électoral raté du Parti québécois était plutôt mal barré : universitaires montant au créneau pour défendre leur «liberté académique» ou invoquant, en déchirant tout aussi passionnément leur chemise, le «devoir de réserve» de l’université; féministes indignées voyant se profiler derrière le hijab l’ombre du fondamentalisme islamique ou, tout aussi choquées, dénonçant le projet de charte comme obstacle à l’intégration de femmes musulmanes au marché du travail; philosophes habituellement nuancés et réservés criant à la xénophobie et au fascisme; femmes de théâtre respectées traitant de «maudites folles» leurs compatriotes qui choisissent de porter le voile. Un voile qui, bien entendu, ne pouvait être qu’ostensiblement religieux, alors que le crucifix de l’Assemblée nationale, lui, demeurait, il va sans dire, purement patrimonial...

 

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Si jamais se présentent un jour des conditions plus propices à la reprise de ce brouhaha [3] bâclé, je soumets qu’il sera utile d’être attentif à un certain nombre d’éléments largement absents de ce qui en a tenu lieu avant sa relégation au calendes grecques par le retour aux (vraies...) affaires du Parti libéral. J’en retiens particulièrement un ici, que j’illustrerai d’entrée de jeu en évoquant le face-à-face remarqué de deux jeunes femmes d’origine musulmane sur le plateau de Tout le monde en parle, le 29 septembre 2013 : Djemila Benhabib, auteure de Ma vie à contre-Coran et candidate défaite du Parti Québécois aux élections de 2014, qui invoquait les mérites — et les valeurs «sociales» — du modèle républicain français pour défendre le projet de charte de la laïcité; Dalila Awada, étudiante en sociologie à l’UQAM, proche de Québec Solidaire, portant le hijab, qui insistait pour sa part sur la défense des droits individuels, exhortant dans cette veine à oublier la France et à plutôt se coller sur l’Amérique du Nord [4].

Les positions, me semble-t-il [5], ont effectivement été d’emblée écartelées entre deux grandes matrices dont on n’a pas souvent relevé l’impact sur les opinions qui s’en sont inspirées, le plus souvent d’ailleurs à leur insu. La première, qui nous vient de la tradition britannique relayée par la culture états-unienne et Canadian, s’inscrit dans une longue histoire de conquête, de définition et de protection des droits «de l’Homme» (human rights), depuis la Magna Carta, l’habeas corpus, la démocratie parlementaire, le Boston Tea Party («no taxation without representation»), la déclaration d’indépendance américaine, le Bill of Rights, etc. Dans cette perspective, ce sont d’abord et avant tout les droits individuels qui sont sacrés. Poussée à la limite, c’est aussi cette perspective qui a nourri l’ultra-libéralisme contemporain. [6] Madame Thatcher, par exemple, l’affirmait pour sa part sans vergogne: «There is no such a thing as society.» Pas non plus de droits «sociaux», donc, à mettre en balance avec les droits «individuels».

On ne s’étonnera pas que, de ce point de vue, toute velléité de restreindre le port des signes religieux «ostentatoires», voire seulement «ostensibles» soit jugée intolérable. Tout individu, en effet, a le droit inaliénable d’exprimer ce qu’il est, tant et aussi longtemps qu’il n’empiète pas sur la liberté d’autrui — de faire la même chose que lui, notamment. N’est-ce pas d’ailleurs la meilleure façon d’apprivoiser et d’apprécier l’altérité de l’autre que d’être constamment exposé aux signes de cette altérité? Au plan juridique, cette matrice anglo-saxonne repose en outre essentiellement sur le poids de précédents : si, pour ne prendre qu’un exemple, les sikhs ont pu historiquement porter fièrement leur turban dans diverses unités de l’armée britannique, on voit mal pourquoi ils ne pourraient pas le porter — tout aussi fièrement — dans la Gendarmerie royale du Canada [7].

 

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L’autre grande matrice, c’est bien sûr celle qui nous devons surtout à la France, à travers les Lumières, la Révolution, la Déclaration des droits de l’homme, l’abolition des privilèges de l’aristocratie, la séparation de l’Église et de l’État. On s’y réfère souvent comme à un modèle «républicain» — lequel, juridiquement, se fonde moins sur des précédentsque sur des principes : Liberté, mais également Égalité et Fraternité. Là où, pour bien des Américains, par exemple, l’idée même d’une assurance maladie universelle (et obligatoire) apparaît comme une hérésie digne des pires horreurs du bolchévisme, elle coule de source — au moins en principe sinon toujours en réalité — d’une certaine idée de l’Égalité et de la Fraternité, de nos jours plus souvent rendue par celle de Solidarité. Déclaration des droits de l’Homme — et du Citoyen. Au pays de Durkheim et du Front populaire, there is such a thing as society. [8] Et, quelque part, celle-ci est proprement — c’est-à-dire dukheimiennement — sacrée.

 

En ce qui a trait à la question de la présence des signes religieux, on pourrait dire que là où le modèle anglo-saxon additionne, le modèle républicain abstrait : l’État reconnaît absolument la liberté de conscience et de religion. Mais comme il apparaît difficile d’imaginer, dans l’espace étatique, la présence de tous les signes religieux [9] (cornette, kippa, hijab, bonnet rasta ou tibétain, tablier maçonnique et, tant qu’à y être, carré rouge militant, sabre de Jedi ou épée de Chevaliers de Colomb), la logique d’un respect égal des droits exige que tout un chacun s’abstienne d’en porter de manière trop voyante. On interdit déjà le port d’emblèmes politiques dans les bureaux de vote, le jour des élections. Pourquoi en irait-il autrement des signes religieux? Et cela va encore plus loin : dans l’École de la République, en effet, creuset de la formation des futurs citoyens, non seulement y a-t-il interdiction des signes religieux ostentatoires pour les maîtres, mais également pour les élèves. Principe : l’école n’est pas le lieu où exacerber ses différences mais où cultiver ce qui unit.

 

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Conflit manifeste d’interprétations, d’ailleurs souvent aussi vertuiste l’une que l’autre : là où la matrice républicaine, forte de sa volonté de préserver l’égalité des droits de tous, reprochera au paradigme anglo-saxon d’accorder des privilèges à la majorité et des passe-droits indus à quelques minorités [10], celui-ci, hyper-sensible à la moindre atteinte aux droits individuels, en viendra rapidement à considérer le républicain — «à la française» — comme intolérant, tyrannique et liberticide. Là où la tradition hexagonale (mais on la retrouve aussi ailleurs — en Belgique notamment) présente la laïcité «pure et dure» comme la seule manière de respecter parfaitement toutes les (in)croyances, la tradition américano-britannique y dénonce un déni de la liberté religieuse, que plusieurs considèrent en outre significativement, depuis Thomas Jefferson, comme la «First Freedom», la «mère de toutes les libertés». [11] N’est-ce pas d’ailleurs «de leur Créateur» que, selon la Déclaration d’indépendance américaine, les «hommes» ont reçu un certain nombre de droits inaliénables? Et comment un pays comme le Canada pourrait-il être purement et simplement «laïc» dès lors que sa constitution reconnaît d’emblée la «suprématie de Dieu»?

 

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«Il faut, suggérait Bachelard (L’air et les songes), que l’imagination prenne trop pour que la pensée ait assez». Autorisons-nous, alors, à imaginer que le Québec, sortant de sa léthargie politique et de sa torpeur culturelle, puisse inventer une sorte de voie originale «entre» les deux grandes matrices dont on vient de rappeler les grandeurs et les limites. Ni inféodation servile, donc, ni rejet pur et simple : il ne saurait pas plus être question de fétichiser la raideur souvent cassante du «modèle français» que d’avaliser sans discernement la political correctness anglo-saxonne. Mais une confrontation critique de l’une et de l’autre matrice et, surtout, un réel effort d’imagination politique, se traduisant d’abord par un certain nombre de questions : si inspirant puisse-t-il être, l’objectif d’égalité du modèle républicain doit-il absolument se concrétiser toutes affaires cessantes, en faisant porter la plus grande part de l’odieux à des femmes immigrantes déchirées entre le voile et le marché du travail? Si sacrés soient les droits individuels, leur défense ne devrait-elle pas se garder quand même une «petite gêne» par rapport au port de signes religieux par des fonctionnaires exerçant une réelle coercition? [12] Mais au fait, qu’est-ce au juste que la «coercition»? Est-ce l’apanage des juges et des policiers [13], ou bien des enseignants et des jardinières d’enfants en exercent-ils eux aussi, sur de jeunes âmes, une non négligeable forme? Et si plusieurs féministes craignent le port du hijab comme une marque d’infériorisation des femmes, ne faudrait-il pas s’interroger un peu plus ce qui amène de jeunes femmes instruites et conscientisées à le porter — non pas sur les plages d’Hammamet ou dans les bazars de Beyrouth, mais dans les couloirs de l’UQAM et les unités du CHUM [14]? Mais où commence le souci réel pour le sort des femmes voilées et où finit le souvenir mal digéré des «pisseuses» du temps de l’eau bénite? Et, tant qu’à y être, si l’on tient réellement à s’indigner du sort de ces femmes qui seraient voilées contre leur gré [15], cette indignation ne devrait-elle pas inclure aussi l’omniprésente «burqa de chair» de la culture occidentale, qui désespérait tant Nelly Arcan? [16]

 

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Utopie de belle âme, raillera-t-on peut-être. Pourtant, il n’est pas certain que, comme peuple, nous ayons vraiment le choix. Je soumets en tout cas que la seule solution viable et porteuse d’être-ensemble exige en effet, par rapport à la question de la laïcité comme par rapport à bien d’autres, une hybridation originale des matrices auxquelles on vient de s’arrêter, et non une lutte à finir entre les deux. Monsieur Couillard a raison, le Québec n’est pas l’Europe — et encore moins l’Afrique du Nord. Mais son appartenance nord-américaine ne fait pas non plus de lui un gros Nouveau-Brunswick [17] ou le 51e État américain. L’application, sur cette question, d’un modèle pur et dur — «à la française» — lui serait aussi dangereusement étrangère que le mimétisme d’une vision du monde WASP relayée par Fox News ou le National Post.

Pour le meilleur comme pour le pire, l’identité québécoise est née de cette double matrice latino-française et anglo-saxonne. Le «Je me souviens» qu’Eugène-Étienne Taché fit graver sous les armoiries du Québec à l’entrée de son parlement renvoyait certes au fait d’être «né sous le lis», mais également, ne l’oublions pas, à celui d’avoir grandi «sous la rose» [18]. Et c’est bien, me semble-t-il, la raison pour laquelle le Québec [19], eu égard à la question de la laïcité, doit trouver «sa manière et son modèle», pour le dire comme Vigneault dans sa célèbre chanson «Mon pays c’est l’hiver». Le poète de Natashquan, on s’en souvient, y développe la métaphore de la maison, aux antipodes manifestes de toute xénophobie : «Dans ce pays de poudrerie / Mon père [20] a fait bâtir maison;  La chambre d’ami sera telle / Qu’on viendra des autres saisons / Pour se bâtir à côté d’elle»...

Il faut espérer que ce modèle soit plus tricoté d’inquiétudes et babiché (pour ne pas dire babouché) de questions — on vient d’en évoquer quelques-unes — qu’asphalté de réponses et bétonné de certitudes. Une fois retombée la poussière de l’acerbe chicane qui a mis à mal pendant des mois le fragile «nous» de la société québécoise, peut-être pourra-t-on alors commencer à penser avec fécondité, ici, maintenant et avec «toutes les saisons» de ce «nous», la place du religieux et de ses signes dans l’espace public.

 

 

 

[1]    Une première mouture de cet article est parue à la fin de l’hiver 2014 dans le numéro 7 de la revue Philosophie et cie («Babiche et babouche : une laïcité québécoise tout écartillée», janvier-avril, p. 55-57). Je remercie les éditions Liber pour leur autorisation d’en reprendre, ici, sous un autre titre, une version remaniée et recontextualisée. [Le présent article a été publié dans Laïcité et signes religieux à l’école, sous la direction de Denis Jeffrey, Québec, Presses de l’Université Laval, 205, p » 59-66.]

 

[2]   On parle bien sûr ici du projet de charte de la laïcité (projet de loi 60) «affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l'État ainsi que d'égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d'accommodement», déposé le 7 novembre 2013 à l'Assemblée nationale du Québec. Avec la défaite électorale du Parti québécois aux élections du 7 avril 2014, ce projet est allé rejoindre, aux poubelles de l’histoire, le code Morse, le marxisme-léninisme et la cassette huit pistes.

 

[3]   J’avais d’abord repris le terme «débat», mais la lecture d’une chronique d’Odile Tremblay à propos du film de Philippe de Chauveron Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu? («Les gros sabots de la tolérance», Le Devoir, 2 et 3 août 2014, p. E 6 —  (...) encore que le brouhaha autour de la charte des valeurs...») m’a finalement fait opter pour ce terme, plus approprié dans le contexte, j’en ai bien peur.

 

[4]   Une proposition assez proche de celle exprimée par le — alors futur — futur premier ministre Philippe Couillard dans un discours à Saint-Félicien au début de 2014 (Le Devoir, 29 janvier 2014, p. A-1. («Nous ne sommes pas en Europe. Nous ne sommes pas des Européens déplacés. Nous sommes des Nord-Américains et nous fonctionnons dans un contexte nord-américain (...)» )

 

[5]   Tout au moins en ce qui concerne la question des «signes visibles du religieux dans l’espace public, celle des «accommodements raisonnables» apparaissant généralement beaucoup moins polémique.

 

[6]   Mais également des approches socio-politiques comme le multiculturalisme et le communautarisme, auxquelles un texte plus long que celui-ci devrait également s’arrêter. 

 

[7]   Voir l’intéressante lecture — opposée, quoique de tradition intellectuelle anglo-saxonne — d’Antonio Gualtieri (U. Carleton, Ottawa) : «Modernité séculière et identité religieuse : l’affaire du turban sikh à la Gendarmerie royale du Canada», Religiologiques, 13, printemps 1996, p. 143-151 (accessible sur le site www.religiologiques.uqam.ca), d’abord paru en anglais dans la revue Policy Options, en mars 1995.

 

[8]   Ce qui, inutile de la préciser, n’empêche évidemment pas l’individualisme et les privilèges les plus crasses d’y fleurir encore, pas plus que l’individualisme de la tradition anglo-saxonne n’y exclut d’innombrables — et fort émouvants — visages du collectif.

 

[9]   Et encore plus si l’on accepte d’élargir le sens de la notion de religionau delà de ses seules acceptions convenues.

 

[10]  Pourquoi, par exemple, un sikh aurait-il le droit de porter le turban sous l’uniforme de la GRC alors qu’on y interdirait le bonnet rasta ou même — la GRC étant désormais mixte — pourquoi pas le niqab?

 

[11]  Voir l’expression singulièrement instructive de cette perspective dans l’essai de la philosophe Martha Nussbaum Les religions face à l'intolérance : Vaincre la politique de la peur [The New Religious Intolerance : Overcoming the Politics of Fear in an Anxious Age], Paris, Flammarion, coll. Climats, 2013.

 

[12]  Parmi les traits caractéristiques traditionnels du «modèle» anglo-saxon se trouvent, on le sait, le fair play ainsi que le low profile d’une certaine réserve : autrement dit, ce n’est pas parce qu’on possède un droit qu’on doit à tout prix l’exercer de la manière la plus ostentatoire possible...

 

[13]  Le problème me semble d’ailleurs aller bien au-delà des signes religieuxau sens le plus courant du terme. Au moment d’écrire ces lignes — mais c’est récurrent à chaque négociation —, les policiers de Montréal, parmi les moyens de pression de leur bras de fer avec l’administration municipale, portent jeans, treillis multicolores et casquette rouge, tout en maculant leurs véhicules de slogans auto-collants. Il y a là, je crois, un détournement de biens sociaux symboliquesdont on ne devrait pas sous-estimer les conséquences. On doit en tout cas se demander si, restant sauves leurs prérogatives syndicales, il est acceptable que ceux et celles à qui la société confie le maintien de l’ordre public — y compris au moyen de la coercition armée — exercent leurs fonctionsen s’habillant comme des membres de gangs de rues ou, plus tristement encore, comme des clowns. 

 

[14]  Voir notamment l’une des rares études de terrain réalisées en bonne partie au Québec et abordant cet aspect des choses : Géraldine Mossière, Converties à l’islam. Parcours de femmes au Québec et en France, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2013.

 

[15]  On a peu signalé, me semble-t-il, que la plupart des autres «signes religieux ostentatoires» qui pouvaient se trouver visés par le projet de loi honni — la kippa juive et le turban sikh, en particulier — s’affichent, eux, contrairement aux hijabs et autres niqabs, comme signes d’identité (pour ne pas dire de supériorité) proprement masculine. On a également très peu rappelé le fait que, contrairement à l’islam et au christianisme, des traditions comme le judaïsme et le sikhisme sont tout sauf prosélytes.

 

[16]  Une préoccupation à laquelle le port du hijab semblerait faire écho. Mossière (2013) suggère à cet égard que le choix du voile islamique exprime, pour celles qui choisissent de le porter, «une féminité alternative aux normes dominant leur société (...)», constituant une critique «de l’usage publicitaire du corps de la femme (...)» ainsi que du «rôle des médias dans la diffusion d’un modèle hégémonique de la beauté» (p. 154). «L’islam, poursuit-elle, traduirait un désir d’inventer un féminisme autre que celui de la révolution tranquille» (p. 225). Il faudra peut-être aussi, si jamais on reprend le débat, se demander ce qu’en aurait pensé Nelly Arcan — et, surtout, ce qu’en pensent aujourd’hui les Québécoises.

 

[17]  Cela étant, on se prend aussi à réfléchir au rappel géo-politique insistant sur la «nord-américanité» québécoise, en gardant à l’esprit que notre principal et influent voisin inflige encore allègrement la peine de mort, pratique des frais de scolarité usuraires et continue de vendre des armes à feu dans ses grandes surfaces — tout en multipliant les assauts législatifs pour préserver son unilinguisme anglais contre le péril espagnol.

 

[18]  L’interprétation est discutée mais ne manque pas de fondements — et sûrement pas de pertinence.

 

[19]  À moins, bien sûr, de se réjouir de son englobishisation accélérée. Pierre Falardeau est mort, mais Elvis Gratton, lui, est toujours bien vivant...

 

[20]  Je remercie le responsable de ce collectif de m’avoir fait remarquer que le fait de se retrouver ainsi entre deux matrices identitaires rendrait peut-être utile le recours à ce qu’on pourrait, par comparaison, appeler un(e)... patrice, susceptible d’aider le Québec à s’accoucher — enfin? — de ses deux (a)mères patries. Mais ça, comme eût dit Hitchcock (et peut-être Lacan), c’est une autre histoire...

Pour des raisons techniques échappant à la volonté de l'auteur, il pourrait y avoir de — très légères — différences entre ce texte et sa version publiée.

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