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Desperately seeking Sheela...

Updated: Jun 25, 2019

Mais voici, tiens, un autre billet en rapport avec lequel une belle collaboration entre Mentana J. et Google sera de la plus grande utilité, y compris visuellement, pour des raisons qui vont appraître plus claires en cours de route.

Oui, donc, ça fait plusieurs années que je suis fasciné par une curieuse figure mytyhologique appelée Sheela Na Gig, en gaélique irlandais, et que j’aimerais bien en trouver une reproduction. Remarquez, le pire, c’est qu’on en trouve en un clic d’Amazon ou de E-Bay (livraison le lendemain avec Amazon Prime...) Mais, quand même, je me disais que, venant en Irlande...

Eh bien... non. Oh que nenni.

Mais quelques mots sur le personnage, d’abord. Il s’agit en fait d’une sculpture grotesque, un peu comme les gargouilles et les chimères du Moyen Âge, et que l’on trouve sur les murs de plusiseurs églises en Angleterre (45) et en Irlande (101). Cette figure représente une femme qui s’ouvre tout grand le sexe de ses deux mains. Il y a — inutile de la dire — toutes sortes de théories qui circulant à son sujet (comme disait mon mentor Yvon Desrosiers, un universitaire doit avoir des théories comme un chien a des puces): pour les uns, il s’agirait de la représentation d’une ancienne déesse païenne de la fertilité irrévérencieusement réinsérée dans un cadre chrétien. Pour d’autres, il s’agirait plutôt d’une mise en garde adressée aux bons chrétiens contre les dangers de... la Femme.

Bon. Mais si la seconde hypothèse est bonne, il me semble que les promoteurs de ces sculptures n’étaient pas très forts en marketing.

Alors... j’ai posé la question à notre guide, dans tous les Gift Shops où je suis allé (et on peut me croire, ça en fait pas mal), dans un bureau de tourisme de Westport, où je suis depuis hier (Cathair na Mart, en irlandais, ce qui signifie non pas «le poil de chat c’est de la marde», mais, plus prosaïquement, la «Ville des Bœufs»), ainsi que dans 4 ou 5 boutiques ésotérico-new-age — du genre que, lorsqu’on en sort, on sent le patchouli cheap —, et, ce soir, aux sympas hôtes de mon B&B. Résultat des courses? La plupart n’avaient jamais entendu parler de... «ça», le guide n’y croyait pas, estimant l’Irlande trop pudibonde, mon hôtesse croyait en avoir déjà entendu parler dans un cours de yoga, une vendeuse New Age voulait me vendre un bâton de marche (mais ça, c’était probablement à cause de mon accent) — quoique...

Mais... le voyage est encore jeune, alors... je ne désespère pas!

Encore que, jusqu’à présent, notre guide (on change lundi) s’intéresse plus à l’évolution des hypothèques en Irlande depuis 2008, à la pêche au saumon, aux fekking cyclistes qui sont sur les routes, aux fekking touristes qui sont sur la routes, et aux fekking artistes payés pour faire des fekking sculptures moderniste laides sur les ronds points du pays en gaspillant l'argent durement gang. des travailleurs. Vivement le changement de la Garda.

Sinon... Des paysages assez hallucinants, assez semblables à ceux d’Écosse, dans ce coin du pays. Et une chose assez incroyable: les rhododendrons fuchsia sont en train d’envahir tout le pays comme de la mauvaise herbe, mais de la mauvaise herbe qui pousse aussi haut que des érables à Giguère, et aussi vite. Quand on pense à ce que coûte un pot de 30 cm, c’est assez frustrant... C’est... super beau, mais apparemment, là où le cheval d’un rhododendron est passé, il n’y a plus rien d’autre qui pousse — et personne n’a encore trouvé le moyen de s’en servir pour distiller le whiskey (avec un «e», en Irlande). Bon, OK, je vais essayer d’insérer une photo... Et bon weekend à tout le monde!


PS Bizarrement, dans ce pays dont j’espérais... énormément à ce chapitre, je n’ai pas trouvé une seule crèche jusqu’à présent!!! De deux choses l’une: ou bien ça témoigne de la déchristianisation rapide du pays, ou bien, comme au Dollarama, ils ne sortent leur stock qu’après Halloween — pardon: Samain!




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