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... et du beau temps...

Updated: Jun 25, 2019

D’abord, toutes mes excuses pour les phôtes et couilles présentes dans mes billets. Je ne suis pas encore familier avec le monstre, et je ne peux pas toujours me relire. Mais, promis, tout cela sera relu et corrigé avant de paraître dans la Pléiade. [NdeMJ: je pense que c'est fait, maintenant!]

Ensuite, eh bien... oui, oui, il a plu, ce jeudi, et 5 ou 6 fois plutôt qu’une, dont une couple comme troupeau de moutons qui pissent. Mais ça ne dure jamais très longtemps — en général. Et nous avons aussi eu deux fort belles plages douces et ensoleillées, notamment pour voir — peut-être pas la plus «dramatique», mais apparemment la plus haute falaise d’Europe, quelque part dans le comté de Donegal, sur la côte nord-ouest de l’Irlande, de retour en république. Je vais même me risquer à tenter d’essayer de parvenir à joindre une photo de ladite falaise, prise avec mon iPad — sinon, je ne sais pas encore comment joindre de visuel à ces billets.

Ce matin, nous étions à Derry, Irlande du Nord, que connaissent un peu ceux et celles qui ont vu la désopilante (et fort sympathique) série Netflix The Girls of Derry, que je recommande en tout cas aux autres.




Derry, 2e ville d’Irlande du Nord, fort secouée, comme Belfast, au temps des «troubles», cette pudique expression qui désigna, dans les années 60-90, la guerre civile entre catholiques-nationalistes et protestants-loyalistes dans cette province du Royaume Uni. (Au Québec, on a parlé, tout aussi pudiquement, des «évènements» de 1837, et de 1970. Notre histoire est une des pas pires en «événementiel».)

Derry que les Anglais ne trouvèrent rien de mieux que de rebaptiser Londonderry. On savait donc de quel bord vous étiez quand vous répondiez l’une ou l’autre. À vrai dire, il était nettement plus prudent de répondre Joliette ou Chicoutimi. Depuis les accords de paix, on a trouvé un... compromis: les anglos disent: Londonderry-Derry, et les nationalistes Derry-Londonderry (en baissant la voix vers la fin). Comme eût dit Démosthène: l’histoire bé... bégaie. Mais tout cela a plutôt fait la fortune des marchands de peinture, quand on voit le nombre des panneaux directionnels sur lesquels London a été rayé, réécrit, re-rayé, re-réécrit... La signalétique comme poursuite de la guerre par d’autres moyens.

J’ai manqué à la charité, hier, je sais, envers certaines de mes vénrables co-voyageuses, que je trouvais un peu — disons — obséquieuses.

Retrouvailles de ce matin:

- How was your accomodation?

- Oh, delightful! And the breakfast was to die for!

Eille, fille, come on: des œufs trop cuits, du porridge fade, des binnes blanches, de la saucisse trop grasse, des toasts frettes.

À moins qu'il faille prendre au pied de la lettre l’expression «to die for»...



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