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La pluie, enfin!

Updated: Jun 25, 2019

Oui, je commençais presque à douter de la réputation de l’Irlande: presque 48 heures dans l’île et... à peine 10 minutes de (timides) précipitations? Mais ce matin a sauvé la réputation de la Verte Pluvieuse. J’ai donc pu commencer à tester l’efficacité de mon dispositif impernéable. L’imper Rains™, made in Denmark, est aussi efficace que fashion. Drops down and thumbs up. Quand même dû m'arrêter me sécher un peu, dans un café, avant d’atteindre le grand Bureau de Poste, intact depuis le 19e siècle — une merveille de pierre et de bronze, avec un comptoir dédié à la philatélie (j’aime cette ville!), de jolis timbres imprimés à la demande, selon la valeur voulue, mais avec des vignettes fort joliment touristiques (j’aime les postes de ce pays!), + une boutique célébrant la rébellion de 1916, l’un des moments importants sur la route de l’indépendance irlandaise, évidemment réprimée dans le sang par notre commune amère patrie (je songe notamment aux déportations acadienne et écosaise...). Que la Grande-Bretagne et sa manière de penser la défense des «human rights» (laïcité incluse) réussissent encore à passer pour un modèle de paix, de tolérance, d’ouverture, de démocratie et de fair play dépasse décidément l’entendement — en tout cas, le mien. Mais... je ne suis pas ici pour partir une chicane, et... il pleut...

Visité, sinon, ma... 3e cathédrale de la ville, en deux jours, mais... c’est plus complqué que ça: il y a deux cathédrales anglicanes qui se chicanent depuis Guillaume le Conquérant, Christ Curch et St. Patrick, et une catholique, mais qui n’est en fait qu’un pro-cathédrale, à la fois parce qu’elle n’a jamais été terminée, et parce que (il vaut toujours mieux ajouter des motifs nobles quand on est à court d’argent pour finir les travaux) les cathos de Dublin revendiquent toujours l’une des deux cathédrales anglicanes, en en ayant été dépossédés par la Réforme — et par les Anglais qui pensaient des Irlandais ce que la plupart des Yankees pensaient des Indjuns et des Viets: a good Irish is a dead Irish.

J’entends dire, sinon, que Djostunne — mais, aussi, pas mal de voix juives — chipotent à propos de l’utilisation du terme «génocide» pour parler du sort des femmes autochtones dans ce grand Canada irigué par le sang de nos glorieux martyrs. Ah, la sémantique.

Érin go brach!



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