Sauce pour pâtes aux tomates séchées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vos beaux-parents se sont annoncés sans crier gare; votre collègue, qui s’était invité pour une bière, s’éternise sur la troisième bouteille de vin; ou alors vous avez juste envie de manger des pâtes, mais vous avez terminé vos réserves de votre sublime sauce bolognese — et vous avez plus ou moins confiance dans ces Mamma Bianca et autres Rossellini dont on vante les mérite entre deux tranches de téléromans.

ET CEPENDANT vous avez eu la géniale idée de suivre mes conseils à la fin de l’été dernier, en vous préparant quelques merveilleux bocaux de tomates séchées — ou, alors, vous avez des amis qui l’on fait et qui vous en ont offert un échantillon pour votre anniversaire. Ah, vous avez de la chance d’avoir d’aussi bons amis...

Sauf que vous ne saviez pas très bien quoi faire avec ÇA...

Bien, bien: vous allez voir, on va régler ça, ça ne prendra pas goût de tinette!

Les tomates séchées, effectivement, se prêtent admirablement à la confection d’une merveilleuse sauce pour les pâtes — que l’on peut servir aussi bien en entrée que comme plat principal. Voici la base — et quelques suggestions d’«options».

Vous prélevez d’abord de votre bocal une bonne dizaine de tomates séchées toutes parfumées d’huile et d’herbes. Comptez trois ou quatre tomates par personnes pour une entrée, disons, et un peu plus, bien sûr, si vous comptez vous servir de cette sauce comme plat de résistance (façon de parler, d’ailleurs: personne ne va résister, je vous assure ! Et, de toute façon, s’il vous en restait, elle se conserverait quelques jours au frigo, en vue d’une fringale imprévue ou d’un repas vite fait bien fait...)

Le plus simple, c’est de travailler au robot culinaire — mais un bon couteau fera aussi l’affaire: il s’agit de hacher ces tomates assez finement puis de les ranger dans un bol à tout faire. Vous ajoutez

* deux ou trois gousses d’ail pelées, dégermées et hachées elles aussi finement,

* une demi-botte de persil haché (autant que possible plat — c’est-à-dire italien) sans les queues,

* suffisamment d’huile d’olive extra viergepour bien imbiber les pâtes (vous pouvez bien sûr vous servir de celle du bocal de tomates séchées, ce sera sublime — à la condition de vous assurer que celles qui restent sont bien recouvertes; rajoutez-en un peu, au besoin),

* un peu de selet quelques tours de moulin à poivre.

 

Voilà pour la «base». Ça vous donnera déjà des idées d’été, d’Italie, de vacances — bref, de bonheur...

Il suffit de faire cuire vos pâtes favorites dans une grande casserole d’eau salée — al dente, hé, les pâtes! — et de les recouvrir, après les avoir égouttées, de cette sauce sublime — qui n’a, comme vous pouvez le constater, même pas besoin d’être cuite ni réchauffée: les pâtes encore chaudes réveilleront en elle les souvenirs les plus tendres de la belle saison...

Mais le plaisir n’est pas ennemi de la perfection — en tout cas, de l’idéal!

Alors... À cette «base», n’hésitez surtout pas à joindre l’un ou l’autre des «options» suivantes — que vous pouvez évidemment combiner à votre goût.

Des noix hachées (d’où l’intérêt du robot: vous mettez tout ensemble et vous pulsez quelques petites secondes). Les noix de pin — pignons, ou pignes — sont particulièrement savoureuses dans cette préparation. Vous les trouverez en petits sachets (assez coûteux) dans les épiceries fines, mais il suffit d’une petite poignée — et vous en aurez pour des récidives, si vous les conservez bien emballées au frigo. Mais les noix de Grenoble seront également à la hauteur — pour peu que vous ne les laissiez pas dans leur carapace et qu’elles ne soient pas devenues rances au cours des sept années passées dans votre garde-manger...

Le zest d’une orange et celui d’un citron. Ah... Là, on commence à parler... Le zest, bien sûr, c’est la peau des agrumes — mais en prenant soin d’éviter la partie intérieure blanche, qui est amère. Il existe, pour cela, un petit ustensile ad hoc — le zesteur — que l’on trouve dans les magasins «de maison» un peu chic, et qui ne coûte pas très cher. Ça ressemble un peu à ceci.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sinon, vous pouvez simplement utiliser un économe, c’est à dire un couteau à double lame pour peler les pommes de terre. Il vous faudra alors couper les «pelures» de zest en très fines lamelles — ou «juliennes».

Vous détestez le gaspillage? En bien, mon Dieu, mangez l’orange en cuisinant — ça vous fera des vitamines — et ajoutez à votre sauce la moitié du jus du citron dont vous avez prélevé le zest.

Aimez-vous les câpres? Elles font également merveille dans cette sauce. Essayez de choisir les «non pareilles», elles sont plus fines (regardez bien l’étiquette sur les petits bocaux, à l’épicerie, et gardez vous-en un au frigo, à tout hasard...). Et si jamais vous en trouvez qui viennent de l’ilôt sicilien de Lipari, dévalisez l’épicerie et envoyez-moi un courriel, on va faire un deal! Mais en général, elles sont espagnoles — ça va tambien...

 

Et les filets d’anchois? Ça, d’accord, c’est plus... salé! Mais c’est aussi assez génial dans cette sauce — 2 ou 3 filets par personne suffiront  amplement — n’exagérez quand même pas —, elle aussi pulsée quelques secondes au robot culinaire.

Ou, alors — mais là, ça devient vraiment copieux! — une petite boîte de thon rose, que vous effilocherez amoureusement dans votre bol — en lui évitant les affres du robot, inutiles dans son cas. 

Ben voilà... Et si vous trouvez d’autres «options» aussi irrésistibles, eh bien... keep me posted!

  • Black Facebook Icon
  • Black LinkedIn Icon
  • Black Twitter Icon
  • Black YouTube Icon